J'ai lu quelque part, qu'un joyeux japonais (ou chinois) (ou coréen) (un asiatique quoi), avait décidé de mesurer le rire des gens, selon une nouvelle unité de mesure le Ha. Comme quoi, on en invente tout les jour des choses fortes bien utiles. Cela permettra de déterminer si notre rire est sincère, spontané, ou au contraire, fait exprès. Cela dit, il y a même des scientifiques qui vont tirer des conclusion inimaginables : c'est-à-dire : nous ne somme pas des animaux par-ce que nous savons rire (ils en font quoi des singes et des perruches rieuses hein ?). D'autres scientifiques, qui se trouvent à peu près à l'entité planétaire de là (180°), préfèrent dire avec plein de sagesse, que nous sommes tout bonnement, des animaux. Des bébêtes quoi. En gros, leur incroyable expérience a été de comparer un troupeau de mouton avec un troupeau groupe d'humain. Savoir qui va diriger et tout le toutim, que je vous passe, par paresse personnelle. D'autres savant vont appuyer cette thèse (l'homme = animal) en comparant les rites sexuels des deux espèces. Ils ont remarqué avec brio que les hommes avaient autant de m½urs sexuelles différentes que les animaux (déclinés dans toutes les espèces probables). Cela dit, on conclura que l'homme est une somme d'animal, d'où le fait de son énorme connerie illimitée (conflits intérieur des espèces... enfin ce genre de choses quoi). Mais il est plus sage de laisser une parole à Schopenhauer : L'homme est un animal métaphysique, et à Daniel Pennac, qui, avec plus de simplicité dira que l'homme est un animal civilisé (ici, comprendre le civilisé par : personne qui se croit bien au-delà de tout le reste).
Bref, je vous laisse dans votre réflexion interne et vous livre un petit texte sur le rire et la routine, et la vie de tout les jours... quelques éléments qui font que nous ne sommes quand même pas des animaux (pour ne pas froisser les grand scientifiques civilisés).
Un jour comme d'habitude, toujours le même chemin, les mêmes gens, toujours les mêmes endroits. La routine. Le petit train-train habituel de la population, ce rituel de semaine, comme on peut l'appeler aussi. Les métros et les bus sont bondés, il est sept heures trente du matin, on se rend tous à une même place : le boulot. Tout ces gens que l'on ne connaît pas et que l'on voit chaque matins, qui discutent au téléphone le mardi et qui lisent le journal le jeudi, qui entrent à tel arrêt le mercredi et à un tel autre le vendredi. Tout ces gens, on fini par les connaître dans leur superficialité. Et finalement, on ne voit plus que des visages qui tirent la gueule, des visages figés sur la non-expression, comme si rien ne pouvait se passer dans leurs pensées, dans leur tête. Il est sept heure trente deux d'un matin éperdument comme les autres d'une journées plus que comme les autres. Le bus arrive dans une ponctualité relative au trafic de tous les jours, il s'arrête avec le même mouvement continu, il ouvre ses portes avec le même sifflement que d'habitude, le même flot de personnes en descend précipitamment, et nous, les mêmes personnes, entrons dans ce bus. Il est sept heure trente six et le bus redémarre. Et puis, ce même brouhaha de fond, les mêmes sujets, LE sujet par excellence : le temps qu'il fait. Et ces mains qui glissent sur les barres, ces regards sur le journal du voisin. Pas un seul bruit indifférent ne vient troubler cette habituelle atmosphère bourdonnante. On examine toujours ces personnes identiques de chaque matin. Et puis, ce jour-ci, ce matin là, parmi ces visages, ces corps et ces visages contraints dans l'inexpressivité, il y avait un large sourire qui s'est ouvert sur un visage. Une exception. Je contemple alors cette rareté, scrutant chaque petit détail de ce sourire. Cette observation reste dans l'indifférence des autres personnes peuplant le bus, à cet instant. Et puis, bonheur de la béatitude, le sourire s'ouvre et devient un rire sonore. Pas de ces petits rires discrets que l'on veut cacher aux autres, il ne faudrait surtout pas les embêter avec notre hilarité personnelle. Ce rire se déployait dans la gorge de l'individu, envahissant tout l'espace cubique de ce bus, contournant les êtres, s'envolant et faisant vibrer l'air et les oreilles. Quelques personnes se retournèrent sur l'âme heureuse, la dévisagèrent d'un ½il qui voit tout, et qui, en temps normal aurait fait taire n'importe quel bruit intempestif. Mais ce rire-là était coriace, léger, joyeux, heureux et contagieux. Alors, l'épidémie se transmit, il y eu d'abord de petits sourires, puis de larges sourires, et pour finir, un océan de rire déchira l'air tendu de ce bus. Une hilarité maintenant insurmontable. On ne pouvait l'arrêter. Il suffisait que deux rires s'éteignent pour que deux autres personnes soient contaminées par l'exaltation. Il est sept heure cinquante quatre et les portes du bus s'ouvrirent une troisième fois depuis le début de l'infection et je dû sortir. Un rire sur mes lèvres, une joie pour la journée. Et dans un nouveau flot de personnes maussades, mon sourire fit tache, mais rendit alors deux ou trois autres personnes plus joyeuses et d'autres rires se propagèrent.© All rights are owned by Parazite1 ©